
Réalisateur, comédien, professeur d'art dramatique
Devise:
Qui vole un oeuf vole un boeuf, mais qui vole un boeuf est vachement
musclé...
ou autre devise encore plus subtile : on n'est pas là pour s'emmerder
et il ne faut jamais lâcher le bout de gras !
Spécialité:
mon opiniâtreté,mes doutes,je fais très bien la cuisine
Dans la vie: Quand je ne travaille pas en tant qu'acteur, j'écris (ce
qui constitue aussi une grande part de mon travail...), je vais boire des verres
avec mes amis, j'écoute et je compose de la musique avec un pianiste,
celui avec qui j'ai fait la musique de "17 rue Bleue" (on fait ça
juste pour le plaisir !) et quand je vais dans des fêtes, elles n'ont
souvent pas grand rapport avec mon métier...
Lieux de prédilections : les jardins du Palais Royal, le Carolus (bar
à bières de la Place Clichy), la Piaza Navona à Rome,le
petit port d'El Kala (est algérien)
Souhaits et projets à venir
- Me raser
- Avoir la possibilité de faire d'autres films
en tant que réalisateur aussi
prenants au niveau émotionnel
que "17 rue Bleue"
- Avoir le temps de lire
- Faire
mes carreaux
- Avoir du temps pour moi
- Avoir du temps pour voir davantage
mes amis
- Prendre des vacances
- Changer une ampoule dans mon salon
Parcours
Après avoir été diplômé
de Sciences Politique à Paris, Chad Chenouga rentre au Cours Florent
où il suit des cours d'art dramatique. En 1990 il apparaît à
la télé dans "Graine de révolte" de Christian
Faure, La femme du consul" (Pierre Larry),"Barbès de l'aube
à l'aurore" (Gérard Marx),"Loi 48" Michael (Perrotta),"Sa
vie à elle" (Romain Goupil),"Sixième gauche" (Claire
Blangile),,"l'éducateur" (Dominique Tabuteau),,"Garonne"
(Claude Danna) au CINÉ dans "Un deux trois soleil" (Bertrand
Blier),"Montparnasse Pondichéry (Yves Robert), "En mai fais
ce qu'il te plaît" (Pierre Grange), "Comme si de rien n'était"
(Pierre Olivier), "Le Bison" (Isabelle Nanty)
et au théâtre
: avec Adel Hakim, Elisabeth Chailloux, Francis Huster,
Gilles Gleizes,
Jeaan-Marie Lejude...
Puis"Les sacrifiées" de Laurent
Gaudé au théâtre des amandiers, témoignages sur plusieurs
générations de femmes algériennes en Mars 2004
Parallèlement,
il réalise quatre courts métrages : Poison rouge en 1992, Batala
en 1994, l'attache en 1996, rue bleue en 98/99.
Avec 17, rue bleue, sorti
en 2001, Chad Chenouga réalise son premier long métrage.
Récompenses
RUE BLEUE nominé aux Césars
2000 + une vingtaine de prix en Festivals en France et à l'étranger
(98-99) dont 2 à Cannes 17 RUE BLEUE Prix du public (fest. de Mulhouse),
prix du jury (fest. de Namur)(Belgique), prix "les lumières""
de la critique internationale du meilleur espoir masculin , prix du scénario
(festival de Valencia), prix d'interprétation féminine (fest de
Valencia)
17 RUE BLEUE
Un film de Chad Chenouga
Synopsis
1967 : cinq ans après sa fuite d'Algérie, Adda vit 17, rue Bleue,
à Paris, avec ses deux enfants et ses deux sœurs. Elle entretient une
relation avec son patron, Merlin, qui assure une situation confortable à
l'ensemble de la famille.
A la mort de celui-ci, leur destin bascule. Obsédée
par la quête d'un trésor, Adda voit dans la disparition de son
amant l'occasion de mettre la main sur une partie de sa fortune. Son fils aîné,
Chad, ne porte-t-il pas un grain de beauté dans le creux de la main gauche,
signe de grande richesse, selon une croyance populaire de l'Est algérien?
Les années passent. Chad va se retrouver seul pour prendre en charge
la santé de sa mère et les fantômes de son passé…
Un premier film autobiographique
où les personnages des fils apportent cette note salvatrice de fraîcheur
propre à l'enfance dans leur résistance poignante aux épreuves
de la vie.
"En inscrivant délibérément son
film sous le signe du faux (la stylisation du décor, la liaison illégitime,
l'écriture du testament, la mythomanie de la mère, l'absence du
père, les mensonges de l'adolescent à l'extérieur…), Chad
Chenouga est parvenu à nouer les fils de son histoire intime (la quête
douloureuse des origines) avec ceux de la grande Histoire (le désastreux
bilan franco-algérien), pour mieux atteindre à la vérité
de l'une et de l'autre."
Jacques Mandelbaum - LE MONDE
"17 rue Bleue" est programmé une fois (le dimanche
15 Mai à 16H45) dans le cadre de l'année de l'Algérie
en France dans la
grande salle de l'Institut du Monde Arabe, Métro: Jussieu, 5ème
(1 rue des Fossés-Saint-Bernard
75005 Paris, prix 3 euros)
et à Chartres dans le cadre du festival"secret de famille"
au ciné les enfants du paradis le 15/16 Mai
Festival Familles je vous Haime Programme Chartres MAI
Pour le générique, les formes ondoyantes de timbres gigantesques
glissent sur l'eau et nous enveloppent dans les flots bleus de la rivière.
Une musique douce et charmeuse s’élève. Des couleurs éclatantes
tout d'abord qui saisissent. Des détails réalistes qui nous transportent
dans l'atmosphère des années soixante,
où Adda, jeune algérienne immigrée depuis cinq ans file
le parfait amour avec son patron riche industriel Suisse. Progressivement les
images enchanteresses vont s’éclipser et nous conduire par un enchaînement
subtil d'événements chocs, de l'univers merveilleux et symbiotique
à une angoissante psychose familiale. L'amant d'Adda décède
et tout
coïncide à partir de ce moment tragique à révéler
combien ce bonheur d'antan n’était qu’une chimère. Les vraies
questions qui ont été occultées vont être posées
; la conduite haineuse de sa famille qui n'accepte pas son mode de vie occidental,
son intégration dans la société française et le
mystère de la paternité pour son premier enfant Chad. La jeune
femme fragilisée ne fait pas face et sombre dans la dépression
médicamenteuse. Un huis clos kafkaïen se tresse alors autour de
la mère et du fils, une relation passionnelle où se balancent
l'amour et la haine, la fusion et la destruction. Toute l'émotion et
les frissons du film se nouent ici dans le rapport complexe de ces deux êtres.
Impuissants tous deux à trouver une issue, ELLE s'obstinant à
vouloir reconquérir le paradis perdu c'est à dire la fortune de
son amant et LUI pris entre son désir de la protéger et le sentiment
confus que sa mère dérive vers la folie dont il lui faut s’extraire
s'il veut survivre.
Toute la force sensible du film réside dans le fait que Chad Chenouga
nous livre sa vision d’enfant comme dans ses souvenirs sans complaisance sur
la déchéance de sa mère même s'il veut faire apparaître
celle-ci de manière abstraite. Les visions fantasmagoriques de la deuxième
partie marquent l’originalité et la beauté de ce film. L'atmosphère
lugubre de l'appartement insalubre est rendue par les cafards coiffés
en guirlande au plafond et l'apparition des fantômes du passé par
le portrait du frère disparu qui surgit du mur défoncé.
On est bousculé, gêné, accablé par le sort de
cette jeune femme qui se meurt dans l'indifférence générale.
Les images, les personnages d'une justesse et d'une sincérité
remarquables nous font découvrir un cinéaste talentueux. Parce
que c'est son histoire, une histoire qui le hante au point d'avoir voulu la
montrer à l'écran; là où il se sent à l'aise
pour exprimer ce qu'il ressent. Une histoire qu'il lui faut expulser, exorciser,
épuiser en un hommage rédempteur à sa mère.
On ne peut s'empêcher de penser à ce qui se cache en filigrane
dans cette oeuvre troublante. Et si au delà d'un grand film émouvant,
ce film prêtait à réfléchir sur l'indifférence
et la cruauté de nos sociétés vis à vis des droits
et des conditions de vie des femmes, ce serait pas mal!
de Florence Issac
Si
j’ose dire Talents
Cannes 2004
Juillet 2004/cinéma des cinéastes
Chad Chenouga
2004, France
Afin de revoir sa plus chère amie d’enfance qu’elle n’a cessé
d’admirer, Stéphanie invite cette dernière avec son ami Fred à
passer une soirée chez elle. Mais tout a bien changé… Chacun arrivera-t-il
à exprimer ce qu’il garde au fond de lui ?
6 min / 35 mm / couleur
Interprétation : Astrid Defrance, Anne-Sophie Germanaz, Patrice
Botella