Confluences

 

Je suis le confident des choses sans importance
Textes courts illustrés de dessins furtifs

Fredéric Vignale et Vincent Bouba

à toutes les princesses de la confidence véritable,

à celles qui ne me quitteront jamais,

 

" Il y a des matins où je me ressemble à m'y méprendre

et d'autres où je suis le clandestin de mes fuites "

 

 

 

 

"La terre tourne et l'Homme tourne en rond"

 

J'habite ce beau visage, aux ridules acides,

Au front large,

Mes cheveux masquent des années d'enthousiasme

De conscience triste,

Mes yeux ne voient plus que l'amer.

Ma destinée est, sans doute, de ne pas en avoir.

Ou si peu, trop peu, ou alors de manière humiliante

J'ai la beauté du monde en vigilance, en sursis.

 

L'encre rouge, l'encre sang

Comme seule réponse

A la vague des calomnies

L'encre sang pour griffonner

Une autre partition,

Engendrer d'autres cadavres exquis ou des morts lentes

Les attaques me nourrissent d'une nouvelle force

Même si un autre adversaire pointe déjà…

Mais celui-ci est enfin à ma hauteur mégalomane,

L’ego est un double pervers, je lui vole son ombre

Je suis mon pire ennemi.

 

C'est dans ce triangle, gravé dans le bois précaire

Qu'est apparu l’apprenti poète magicien

Surplombant ironique et fier

L'Art à la main,

Les vestige du monde contemporain.

Les vestiges du monde en déclin.

L'image est son tombeau de fatuité.

 

 

 

 

 

« La nuit est une terreur opiniâtre et douce

le jour en est une autre insidieuse »

 

J'emporte dans mes songes de la nuit

Le poids douloureux des angoisses du jour

- et d'autres moins glorieuses que je tairai -

Des heures passées à exhiber ce bien-être

Que l'on jalouse ou torpille.

De la douleur d'être sincère et entier,

Je jette mon dévolu sur ce monde sans trêve,

Ce monde cyclique et épuisant.

Avec l'espoir d'être différent.

 

 

Braver ces instants périlleux tout en ressentant le poids du silence

"Mathématique illusoire mais nécessaire le temps d'un instant…"

Antoine JEANMOUGIN

 

Je suis là pour frôler les précipices,

Jouer le jeu dangereux du trapéziste

Et prendre en otage la poésie

Le mot allié à la phrase ne sont qu'un prétexte

Je n'ai peur ni du dérisoire, ni de l'accessoire.

La ………….. s'acquiert au fil des années

D'incertitude, je ne meurs plus.

 

 

 

Ecriture synonyme d’un enfermement

 

Je vous écris de ma prison de lune…
où ma plume s'égare,
et me fait miroiter d'autres paysages
où la médisance n'a plus de visage

Je vous écris de mon présent
de brume, à la conjonction
de plusieurs épiphénomènes,
Le poème est, sans doute, le début
d'une réponse.

Dans le fond j'ai honte à avouer pourquoi !

 

 

 


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