SHARA

Japon, 2003
De Naomi Kawase
Scénario : Naomi Kawase
Avec Kohei Fukunaga, Yuka Hyodo, Naomi Kawase, Katsuhisa Namase, Kanako Higuchi
Musique : UA
Durée : 1h39
Sortie : 31 Mars 2004
La famille Aso vit paisiblement dans le quartier historique de
Nara, ancienne capitale du Japon. Kei et Shu, deux frères jumeaux, se
poursuivent dans les ruelles. Kei disparaît subitement.
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Grand oublié du dernier Festival
de Cannes, Shara est la nouvelle perle venue d’Orient, un authentique
chef-d’œuvre d’une pureté cinématographique rare qui convoque
Yasujiro Ozu, Hou Hsiao-Hsien, Shohei Imamura et Isao Takahata dans un même
élan poétique et réaliste. Une histoire de disparition
et de renaissance. De deuil et d’amour. Naomi Kawase filme dans sa ville natale,
Nara, le lien indéfectible qui unit les êtres par-delà la
vie et la mort, les silences et les regards. Dans le lumineux Suzaku, caméra
d’or à Cannes en 1997, elle avait plongé sa caméra au sein
d’une communauté rurale perdue entre modernisme et traditionalisme, mis
en scène un amour naissant à la résolution rendue impossible
par le destin. Shara en est son négatif, déformé
et serein. Le lieu a changé, les grands espaces forestiers ont laissé
la place à un quartier labyrinthique mais l’impression de réel
est la même. Naomi Kawase possède un don inné pour retranscrire
la beauté visuelle et sonore du monde, pour nous imprégner de
l’atmosphère d’une communauté. Cinéma de sensation, d’épure
et d’ellipse, son art rend palpable le moindre soubresaut intérieur.
Secret de Baran (Baran)
Film iranien (2001). Drame. Durée : 1h 36mn.
Date de sortie : 16 Juin 2004
Avec Hossein Abedini, Reza Naji, Zahra Bahrami, Hossein Rahimi, Hossein Mahjoub Plus...
Réalisé par Majid Majidi
Un long-métrage
primé
Avec Le secret de
Baran, Majid Majidi a remporté pour la troisième
fois le Grand Prix du Festival de Montréal en 2001. Le réalisateur
avait déjà obtenu cette distinction avec Les Enfants
du ciel en 1999
et La Couleur
du paradis en 2000.
Une actrice fille
d'immigrés afghans
La jeune Zahra Bahrami, qui interprèe le rôle
de Baran, est elle-même une fille d'immigrés afghans. Elle est
arrivée en Iran à l'âge de 3 ans. Son père qui n'a
reçu aucune éducation est ouvrier. Zahra, quant à elle,
a pu aller à l'école dans le camp de réfugiés de
Torbat et pourra peut-être étudier à l'université.
Tous les enfants afghans n'auront pas, hélas, la chance de Zahra. Majid Majidi avait déjà dénoncé
la condition de ces orphelins et sans-abri d'après la guerre dans un
documentaire qu'il a réalisé en 2002 : Les Oubliés de Herat.